Améliorer la santé des hospitaliers
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Lors d’un webinaire de la Fondation MNH, le projet Valoris a présenté ses avancées sur l’impact économique de l’absentéisme hospitalier.
Le projet Valoris, porté par Nicolas Sirven, professeur des universités en sciences économiques à l’EHESP, et Émilie Chen, ingénieure d’études à l’EHESP, bénéficie du soutien de la Fondation MNH depuis 2024. Son ambition : évaluer les coûts indirects liés à la perte de productivité des personnels hospitaliers pour raisons de santé. Lors du webinaire organisé par la Fondation MNH le 27 janvier, ses dernières avancées ont été présentées.
Inspiré d’une étude suédoise adaptée au système de santé français, le projet Valoris propose un outil clé en main pour estimer les coûts globaux de l’absentéisme et du présentéisme des professionnels des établissements de santé et médico-sociaux. Développé par Nicolas Sirven et Émilie Chen, il s’appuie sur un questionnaire conçu pour les directeurs du secteur. Il utilise des coefficients multiplicateurs simples permettant de traduire en termes monétaires l’impact de l’absentéisme et du présentéisme des personnels.
L’objectif in fine : démontrer que le coût de l’inaction dépasse largement celui des programmes de prévention. Ce questionnaire a été adapté pour être déployé dans le champ médico-social.
Le webinaire du 27 janvier 2026, animé par la Fondation MNH, a donné la parole aux deux porteurs du projet ainsi qu’à Catherine Raffray, cadre de santé en orthopédie-traumatologie au CHU de Rennes. Pendant une heure, les intervenants ont rappelé le contexte et les objectifs de cette recherche, présenté les résultats de la consultation nationale dans le secteur sanitaire et expliqué comment les établissements peuvent évaluer les coûts du présentéisme et de l’absentéisme. Ils ont également évoqué les prochaines étapes du projet, visant à construire une méthodologie adaptée au secteur médico-social.
Pour aller plus loin :
• visionner le replay du webinaire du 27 janvier 2026
• rendez-vous sur le site de la Fondation MNH
Propos recueillis par Nadège Audegond